J'ai une blessure béante qui ne guérit pas. Aucun pansement, aucune couture ne peut la fermer. J'essaie pourtant... Mais c'est chaque fois la même chose. Chaque fois, c'est la parole sans se parler, la vue sans le regard, la surface et pas le profond. Je ne voulais pas, mais je dois bien l'accepter, tu n'aimes qu'elle. Je suis dans ta vie depuis si longtemps et tu m'as aimée, j'en suis sure, mais maintenant, tu n'aimes qu'elle. Tu lui raconte ta vie le soir sur l'oreiller et moi je pleure mes simples misères. Je ne me l'explique pas. Je ne m'explique pas ce désamour, je n'explique pas ma souffrance et mon manque, mais je les vis. Ils m'habitent, me détruisent. Tu comprends, tu es Ma Petite Mort. Mais ça tu ne le vois pas. Elle t'est invisible parce que, c'est vérité connue, l'amour rend aveugle. Mais ce qui me rend sauvage moi, c'est d'avoir une vue parfaitement éguisée. A la bonne heure...